Aménagements hydroagricoles



 
   
Le développement de l’irrigation occupe une place de choix parmi les objectifs sectoriels que l’OMVS s’est fixé dès sa création. Consciente des possibilités offertes à leurs pays par la maîtrise poussée de l’eau, la disponibilité actuelle de l’énergie dans la vallée et les perspectives d’amélioration de la navigabilité du fleuve, les autorités sont engagées dans des programmes de développement hydroagricoles pour exploiter le potentiel de 375 000 ha de terres destinées à l’irrigation dont 240000 ha au Sénégal, 120000 ha pour la Mauritanie et 9000 ha pour le Mali.
Sur ce potentiel irrigable, plus de 137 800 ha sont aménagées et environ 90 000 ha d’entre eux sont exploitables dont 11 000 ha en canne à sucre.

Les productions agricoles se regroupent en deux types de spéculations : les productions céréalières où le riz est largement majoritaire en dehors du Mali ; le maïs et le sorgho se développent, en particulier dans la moyenne vallée - les productions horticoles sont dominées par l’oignon, la tomate, le melon et gombo

La production céréalière irriguée représente l’essentiel des superficies aménagées et exploitables en Mauritanie et au Sénégal. La production de paddy varie de à 165 953 000 tonnes au Sénégal et 44 678 à 101 000 t en Mauritanie.
La productivité est relativement faible. La production ne satisfait qu’une faible proportion de la demande nationale : Mauritanie (30% de la demande nationale estimée à 100000 tonnes) ; Sénégal (15% de la demande nationale estimée à 500000 tonnes).
Les productions maraîchères irriguées, y compris la tomate irriguée, varient de 120000 à 130000 tonnes au Sénégal, et 30 000 à 50 000 tonnes en Mauritanie et environ 2500 tonnes par an au Mali
D’autres spéculations sont cultivées dans la vallée, mais elles ne sont pas à l’heure actuelle un enjeu majeur. Cependant elles pourraient représenter des cultures de diversification d’avenir. Celles-ci sont notamment l’arachide de bouche, le coton, les cultures fruitières, les cultures fourragères et oléagineuses.

Le développement de l’irrigation se heurte aux contraintes de plusieurs ordre. On peut retenir principalement :
> Les contraintes liées à l’environnement physique (facteurs d’ordre climatiques, irrégularité et faiblesse de pluies) ;
> Les contraintes liées à l’environnement économique, à savoir :
  • Faiblesse des infrastructures de base : insuffisance du réseau routier, des aménagements hydro-agricoles et des infrastructures de stockage et de transformation etc. ;
  • Modalités de maîtrise et de gestion foncière qui restent encore fortement marquées par la prépondérance des systèmes fonciers traditionnels ;
  • Faiblesse du financement de l’agriculture notamment par des systèmes appropriés de crédit favorisant l’accès à l’investissement productif, aux équipements et intrants agricoles.
> Les contraintes liées au cadre institutionnel. Elles sont liées à :
  • L’insuffisance du seul système institutionnel public pour la gestion des missions de développement agricole ;
  • Aux capacités encore faibles des acteurs notamment des organisations socioprofessionnelles ;
  • L’insuffisance des cadres réglementaires d’incitation et d’appui aux investissements dans le secteur agricole.
Pour permettre une amélioration substantielle des cultures irriguées, l’OMVS a élaboré un plan d’action. Ce plan définit les domaines d’orientation stratégiques, les contraintes, les objectifs spécifiques correspondants, les activités à conduire, l’estimation des coûts, les acteurs impliqués et le calendrier indicatif de mise en œuvre. Une priorité sera accordée à sa réalisation afin de permettre à ce secteur de contribuer, à l’instar du projet énergie, au renforcement de l’intégration économique et sociale de l’OMVS.







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