Endiguements du fleuve Sénégal



La construction d’endiguement protecteur des rives droites et gauches du Delta du fleuve Sénégal a été décidée par la 21ème session ordinaire du conseil des Ministres tenue à Nouakchott le 21 et 24 mars 1985. L’objectif était de mieux valoriser les deux barrages avec une gestion hydraulique de Diama à la cote de plus de 2,50 m sans inonder les villes et villages, les zones de culture et de pâturages.

Pour cela l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal OMVS, appuyé en cela par des bailleurs de fonds, a entrepris la construction des digues latérales, le long du fleuve, dans sa partie basse (delta) entre Rosso et Diama. Ces digues sont munies d’ouvrages variés permettant l’alimentation des canaux d’irrigations et  le contrôle des marigots importants des affluents ou défluents du Sénégal.
Le niveau de protection de ces endiguements dont la construction est achevée en 1986, correspond à la ligne d’eau de référence équivalent au remous de la crue centrale à Diama laminée par le barrage de Manantali ; augmenté d’une revanche de 0,5 m
Les endiguements réalisés à l’aval de Rosso  totalement dans les deux rives une longueur égale à 175 km environ (soit 85 km en rive droite et 90 km en gauche ) avec une largeur en crête de 6,0 m et une hauteur moyenne variable selon le TN de l’ordre de 1, 85 mLes pentes  de Talus sont de 3 pour 1 coté delta et 2 pour 1 coté fleuve.

Importance des endiguements
En plus du rôle de protection des rives contre les inondations, les endiguements ont une importance capitale dans le programme d’infrastructure régionale de l’OMVS :
1. L’existence des endiguements du Delta du fleuve Sénégal permet de créer à Diama une retenue de 250 à 500 milliers de m3 (selon la cote de gestion de 1,50m à 2,50m) d’eau douce utilisable pour la population dans les différentes activités agro-sylvopastorale.
2. Grâce à cette retenue les ouvrages des restitutions peuvent fonctionner gravitairement et cela permet une économie substantielle d’énergie de pompage.
3. La gestion haute de Diama obtenue grâce aux endiguements  permet le remplissage  des lacs de Rkiz et de Guiers ainsi que le maintien de l’eau propre à la consommation des bêtes, dans les différents axes hydrauliques pour une longue période.
4. Sans les endiguements le barrage de Diama serait réduit à sa fonction principale qui est d’arrêter la remontée de l’eau de mer vers l’amont pendant la période d’étiage.
La présence des endiguements permet une irrigation des terres de culture de l’ordre de 120 000 ha ; complémentaire aux 255 000 ha irrigable  du fait  de la retenue de Manantali sont une irrigation totale  possible de 375 000 ha



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